Un
premier album en 1998 “L’arrière-Monde”
puis l’opus “Pedrolira” en 2002, un duo avec
Jean-Louis Murat et quelques scènes plus tard nous voici
en 2006 et un troisième superbe album “Chevrotine”
pour Holden, formation de 5 musiciens. Rencontre avec 2 de ses
membres Armelle Pioline qui assure la voix du groupe et Mocke.
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Le groupe Holden compte 5 membres, je me retrouve devant 2 personnes
uniquement. Que se passe-t-il ?
Armelle: Les autres sont en train de faire la balance pour le concert
de ce soir, ils ont du travail ! (Rires).
- Ce qui explique aussi que vous ne
soyez que 2 sur le visuel de ce nouvel album “Chevrotine”?
Armelle: Dès que tu ouvres l’album les 3 autres sont
à l’intérieur, il y a comme une continuité
par rapport au visuel utilisé pour la pochette.
Mocke: Nous sommes vraiment un groupe, mais c’est vrai que
pour les interview et tout le travail de la promo c’est plus
simple à 2.
Armelle: Puis la promo à 2 est plus marrant que la promo
à 5.
- Pouvez-vous nous raconter votre
parcours, la formation du groupe ?
Mocke: Armelle et moi avons commencé Holden ensemble en 1997,
nous vivions alors à Dublin, ensuite nous sommes rentrés
en France où nous avons été signé sur
un label “Lithium” pour un premier album “l’Arrière-Monde”
en 1998.
Armelle: Nous avons aussi trouvé les autres membres du groupe,
puis nous avons tourné.
Mocke: A cette époque-là la formation était
complète, nous avons signé avec “Le Village
Vert” pour le deuxième album “Pedrolira”
en 2002. |
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Dans un des titres du nouvel album vous écrivez “si
je savais comment te plaire je commencerai demain”. Dans votre
carrière, avez-vous déjà eu des concessions
artistiques à faire ?
Mocke: Nous sommes dans un réseau indépendant nous
avons donc eu très peu de concessions à faire. Je
me souviens uniquement d’un titre de l’album “Arrière-Monde”
en 2002 qui était “C’est plus pareil” produit
par Atom Heart, qui était un morceau d’une durée
assez longue et pas très radiophonique, notre maison de disque
de l’époque nous a demandé de retravailler le
titre en studio avec un producteur plus “mode” pour
en faire une version plus “single” que l’on trouve
d’ailleurs en fin de programme sur l’album et qui est
une version que l’on déteste !
Armelle: Globalement, en 8 années d’existence, très
peu de concessions.
- Vous semblez en tout cas entièrement
libre jusqu’à enregistrer ce nouvel album à
Santiago du Chili. Ce voyage a-t-il été nécessaire
à la création de ce nouvel album “Chevrotine”?
Armelle: Non, mais c’était la cerise sur le gâteau
! L’album a été écrit, composé
et en partie arrangé ici à Paris. Nous somme arrivés
là-bas avec des maquettes assez avancées. Mais le
fait de se trouver hors de Paris, hors de notre quotidien parisien
dans une ambiance aux antipodes, chaude et tropicale était
fabuleux.
- Où avaient été
enregistrés les deux précédents albums ?
Armelle: Le premier “Arrière-Monde” en 1998 ici
à Paris, le deuxième “Pedrolira” en 2002
dans le sud, près d’Avignon.
Mocke: Et mixé déjà à Santiago.
- Comment travaillez-vous ? Ecrivez-vous
les textes avant la musique ou inversement ?
Mocke: Simultanément ou alors nous avons déjà
la musique et la mélodie, les paroles viennent ensuite, mais
jamais les textes avant la musique en tout cas.
- Armelle, en 2003, tu as collaboré
avec Jean-Louis Murat que l’on retrouve ici sur un titre “L’orage”.
Te souviens-tu de votre première rencontre ?
Armelle: Nous nous sommes rencontrés pour un des titres de
son album “Lilith”, nous ne nous connaissions pas avant,
même si je connaissais son travail et lui le mien. Jean-Louis
Murat a désiré travailler avec moi. Nous nous sommes
rencontrés dans un studio de la région parisienne,
nous avons discuté puis travaillé immédiatement
ensemble. En nous quittant nous nous sommes dit que ce serait sympa
de refaire un truc ensemble, lorsque nous avons travaillé
sur ce nouvel album “Chevrotine”, nous avions une musique
sans texte, celle de “L’orage”, nous lui avons
proposé d’écrire les paroles, il a accepté.
- Armelle, dans une récente
interview tu as déclaré avoir privilégié
pour ce nouvel album les atmosphères en essayant d’en
épurer le contenu. Pourquoi ce choix ?
Armelle: En toute logique, et au fur et à mesure nos essayons
d’épurer notre travail. Si tu prends notre premier
album en 1998, qui est un album que nous revendiquons sans problème,
tu t’aperçois que c’est un album quand même,
chargé. Cet album contient 3 voir 4 années d’écriture,
de travail avec mille et une idées, avec des morceaux en
français et en anglais, donc beaucoup de choses au final.
Pour le deuxième album nous avons fait un travail au niveau
du son avec quelque chose de plus juste par rapport à ce
que l’on désirait vraiment. Enfin pour ce troisième
album tout est plus épuré, c’est vrai.
Mocke: Ce qui est curieux malgré ce travail d’apparence
épurée est que Senor Coconut, un allemand qui vit
au Chili, qui a produit ce nouvel album, nous a fait enregistré
beaucoup de choses, il y a eu de nombreuses prises de son, Senor
Coconut a effectué de nombreux samples... et au final à
tout gardé. C’est un type avec une oreille incroyable,
qui arrive a tout placer au niveau des fréquences. Donc,
ces nouvelles chansons semblent épurées mais quand
tu écoutes bien, il y a 10 000 trucs !
- Nous sommes aujourd’hui à
L’OPA à Bastille pour la présentation de ce
nouvel album. De quelle façon appréhendez-vous cette
partie de la promo ? Si promo il y a .
Armelle: C’est un concert où nous présentons
nos nouveaux titres. Nous avions envie d’offrir à nos
amis et à tout le monde ce concert.
Mocke: Nous sommes très content de jouer ici. Ca fait longtemps
qu’on avait pas joué ici à Paris.
- Ces concerts sont aussi l’occasion
de retrouver les fans. Y’a-t-il les inconditionnels d’Holden
?
Armelle: Il y en a quelques-uns, oui ! Ce qui est super est de pouvoir
parler avec eux aussi.
“Ce que je suis” est le
premier single extrait. Comment s’est effectué ce choix
? Pensez-vous en terme de single ?
Mocke: Pas tellement, j’avoue que la notion de single m’échappe
un peu. “Ce que je suis” est vraiment un single atypique,
sans réel refrain... C’est un morceaux qui a séduit
de nombreuses personnes notamment le patron de notre maison de disques.
- Vous venez de tourner le clip pour
“Comme une fille” sous la direction de Pablo Solis”
réalisateur chilien. Pensez-vous exploiter ce titre en single
ou est-ce un pur délire à diffuser sur le net ?
Armelle: J’opte pour la deuxième réponse. Nous
étions à Santiago il y a 3 semaines et Pablo Solis
avait très envie de faire un clip sur ce titre, nous l’avons
laissé faire. Bon maintenant si il doit y avoir une exploitation
télévisuel pourquoi pas.
- Vous semblez apporter une attention
particulière à votre site internet. Est-ce pour vous
le média a venir pour faire connaître et diffuser son
travail ?
Armelle: Oui puis c’est un média que l’on maîtrise
aussi. Comment veux-tu maîtriser les autres moyens de communications,
les contrôler? Comme les interview que nous donnons. Par exemple,
ce que je suis en train de te dire, tu peux ensuite le transformer.
Mocke: D’ailleurs tu ne vas pas te gêner ! A propos
d’interview, il y a une chose que Thomas Bernhard a dit un
jour à son interviewer. “Si tu as de meilleures idées
sur le sujet tu peux écrire ce que tu veux !”.
Concrètement sur le net tu peux nous retrouver sur notre
blog. Le système de blog je trouve ça très
agréable, les réactions en direct...
Armelle: Tu vois, ce soir on va jouer, on va connaître les
réactions ensuite sur le blog. Sur le blog on va te dire
des choses que l’on ne te dit pas forcément en face.
- Où vous situez-vous dans
l’industrie du disque d’aujourd’hui ?
Armelle: A côté.
Mocke: Dans le milieu “indépendant” c’est
sûr. Nous ne sommes pas du côté des majors.
Armelle: Mais ça ne veut pas dire à l’ombre.
Nous sommes dans un petit label, mais dans un endroit assez ensoleillé
quand même.
- Puisque l’on parle d’ensoleillement
un des titres de ce nouvel album “Septembre” relate
la canicule de l’été 2003 ce qui ne vous empêche
pas de vous produire durant cet été-là à
Paris-Plage. Quel souvenirs en gardez-vous ?
Armelle: Un excellent souvenirs, même si c’était
le concert le plus épuisant de ma vie.
Mocke: Surtout la balance à 3 heures de l’après-midi
! Il faisait 48°.
Armelle: On transpirait, on ne pouvait pas jouer de la guitare.
Mocke: C’est l’époque où nous commencions
à composer pour cet album “Chevrotine”, nous
étions obligé de nous lever à 4 heures du matin
pour travailler... C’était vraiment dur.
- Pour ce nouvel album, les choses
semblent bien partie. On vous retrouve le 5 mai à la maroquinerie
à Paris puis en tournée avant l’été.
Que peut-on vous souhaiter ?
Armelle: De l’amour, de la gloire, de la beauté.
Mocke: Des tournées.
Propos recueillis par Patrick Roulph
Site internet: www.holden.fr
Holden “Chevrotine” |
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