
Le
Castillet (ci-dessus).
C’est près des berges de la
Basse, là oû se trouvaient les tanneries
et les anciennes fabriques de pareurs, tisserands ou
blanquers que se dresse le Castillet. C’est l'Infant
Don Juan d'Aragon qui donna l’ordre au maître
d'œuvre Guillaume GITARD de le construire, ce qui
fut fait vers 1368. Tous les revêtements sont
en briques, alors que l’intérieur est en
terbol (mélange de briques pilées et de
chaux). Il fut transformé en 1478 en prison d'Etat
par Louis XI. Les fenêtres furent garnies de grillages,
le pont-levis fut supprimé et, pour assurer une
sortie à la ville vers le faubourg, on juxtaposa
le petit castillet à la bâtisse primitive.
Ce fut la porte de Notre Dame du pont, édifiée
en 1481 par un architecte de Montpellier. Après
de nombreuses améliorations, Charles Quint puis
Vauban renforcèrent l'ensemble. En 1904, Lors
de la démolition de l'enceinte fortifiée
de la ville le Castillet resta seul isolé. Depuis,
il est le siège d'un musée d'Arts et de
Traditions populaires du Roussillon baptisé la
Casa Pairal. Le Castillet est le monument emblématique
de la ville.
Perpignan:
C’est en l'an 927 seulement, que remonte la plus
ancienne mention de la ville de Perpignan. C’est
dans les années 1272-1344 que la ville connue
sa période la plus brillante en devenant la capitale
du nouveau « royaume de Majorque » institué
par Jacques le Conquérant. La rivalité
Franco-Espagnole et les conflits qui suivirent ont entraîné
la décadence économique de Perpignan.
Vauban fit de gigantesques travaux de fortifications
qui rendirent Perpignan quasiment imprenable. Hélas,
l’expansion de la ville dans les années
1900 à vu la démolition de la quasi totalité
de ces remparts. Depuis, la ville neuve s'est considérablement
agrandie et comprend aujourd’hui une série
de belles places et d'avenues ombragées de platanes,
de mimosas et de palmiers donnant à la ville
une couleur toute méridionale.
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